Mardi 5 décembre 2006

 

Depuis le 1er décembre 2006, l'association HF Egalité, "dont le but est de promouvoir et/ou d'organiser des actions d'information envers tout public, concernant le développement des luttes contre toutes les formes de discriminations et notamment liées à l'orientation sexuelle," diffuse sur son site internet un spot de sensibilisation aux discriminations homophobes au sein des familles.

Le site de l'association présente également une brève étude de l'homophobie, dont est tiré l'extrait qui suit:

La psychanalyse explique quant à elle que l'homophobie peut être le résultat de désirs homosexuels refoulés, ce qu'un test récent de l'American Psychologist Association tend à prouver : sur un public d'hommes se disant hétérosexuels ? et se déclarant homophobes ou non ? auxquels l'on a fait visionner des images érotiques homosexuelles, 44% des non homophobes ont montré des traces d'excitation, contre 80% des homophobes. De même, 24% des non homophobes étaient en érection complète contre 54% pour les homophobes.

Toutefois, les auteurs eux-mêmes de l'expérience soulignent que l'anxiété augmente l'excitation sexuelle, que cela a pu contribuer à augmenter les résultats des homophobes, et que d'autres expériences sont nécessaires pour trancher.

L'association négocie désormais avec différents médias (télé et radio) dans le but de diffuser plus largement ce spot.

D'autres spots seront réalisés au sujet des discriminations comme le sexisme, la sérophobie et l'homophobie.

HF Egalité rappelle que:

SOS Homophobie affirme avoir reçu, en 2005, 1.212 témoignages d'homophobie (venant à 77% d'hommes), "soit une augmentation de 6% par rapport à 2004". L'association n'y voit toutefois qu'une "faible partie des agressions homophobes en France", ces actes ne faisant l'objet d'aucun recensement statistique de la part des pouvoirs publics.

Pour voir le spot : http://www.respectons-nous.com/news.php

 

par Mathieu publié dans : Homophobie
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Dimanche 3 décembre 2006

 

http://www.dailymotion.com/video/xeh7v_clash-krys-vincent-mcdoom-1er-round

Voici un lien vers l'extrait d'une émission de Cauet au cours de laquelle le chanteur de Dance Hall, Krys, a été confronté à Vincent McDoom. Celui-ci a souhaité réagir aux paroles d'une chanson de Krys qui s'intitule "McDoom Dead". Le texte est disponible sur internet en tapant simplement ce titre sur un moteur de recherche. On peut également télécharger la chanson sous forme de sonneries de téléphone. Or, ce texte est tout simplement une incitation à la haine, à la violence et à l'homophobie.

En voici un extrait:

"Brûlez tous les bisexuels, les transexuels, les homosexuels et les travestis [...] J'ai pas de combine avec Vincent Mc Doom, coup de fusil sur les PD klik klak Boom! Ils me rendent allergique c'est vrai, atchoum! [...] Les PD sentent, je les tue sur un instru [...] Ils méritent tous de brûler [...]"

Cette affaire est scandaleuse et révèle la situation aux Antilles en ce qui concerne l'homophobie. Mais la lecture des commentaires qui suivent la vidéo permet de se rendre compte que ces idées homophobes et violentes sont encore répandues. Cela pose également le problème de la responsabilité de l'hébergeur de cette page web qui laisse proliférer de tels commentaires haineux sur une page accessible à tous, même aux plus jeunes.

par Mathieu publié dans : Homophobie
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Dimanche 3 décembre 2006

 

Sortie en salle: 1989
Réalisé par Paul Bogart
 
New York, dans les années 70. Arnold gagne sa vie en se travestissant dans un spectacle de cabaret. Il assume son homosexualité et n’a qu’un souhait : avoir la vie de « M. Tout le monde ». Son modèle est bien entendu le couple que forme ses parents. Il rêve du grand amour mais sa timidité, qui s’inscrit dans une sensibilité extrême, rend sa quête difficile, d’autant plus que sa sexualité et son mode de vie sont incompréhensibles pour sa mère, stéréotype de la « mère juive ». Cependant son humour et son intelligence lui permettent de rencontrer successivement deux hommes. Le second ne remplace pourtant pas totalement le premier. Arnold découvre alors que l’amour peut avoir plusieurs visages. Son idéal le conduit à adopter un enfant - âgé de 15 ans et gay lui aussi.
 
Ce film joue sur deux registres, alternant émotion et effets comiques. Il pose avec légèreté des problèmes de société et dénonce, sans en avoir l’air, l’homophobie ou des préjugés courants, dont la plupart évoqués dans ce film sont désormais heureusement dépassés.
 
Au fil du film, on découvre un personnage qui cache, derrière sa profession extravertie, sensibilité, humour, intelligence, pudeur et simplicité. Arnold ne vit pas en immersion dans la communauté gay. Il respecte les traditions et les adapte avec brio à son mode de vie. Malgré les blessures, il poursuit son chemin sans baisser les bras. Ce film est l’exemple du courage d’un homme qui ne se bat pas contre la société mais demande simplement à y être accueilli. Il craque parfois mais se relève toujours. Sa naïveté apparente n’est que le reflet de son optimisme.
 
Le film met en parallèle, à plusieurs reprises, la vie sentimentale d’Arnold et le couple de ses parents pour aboutir à un constat : peu importe la nature de notre sexualité, nous connaissons tous les mêmes joies et peines dans l’amour.
 
Torch song Trilogy est ainsi un symbole du droit à l'indifférence.
 
par Mathieu publié dans : Cinéma LGBT
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Dimanche 3 décembre 2006

 

L'histoire:
 
En 1963, au Wyoming, Jack et Ennis sont engagés pour garder un troupeau de moutons à Brokeback Mountain dans des conditions difficiles et obligés d'enfreindre des lois. La solitude, une complicité, une sensibilité chez chacun d'eux et une nuit très froide vont déclencher leur passion... La fin de la transhumance arrive et chacun épouse sa fiancée respective. Mais ils ne s'oublient pas et se retrouvent quatre ans plus tard. L'amour est encore là... les barrières aussi.
 
 
J'avais un peu peur de m'ennuyer. Le film dure tout de même 134 mn! Et finalement pas du tout! Je redoutais les longs plans sur la nature sauvage américaine (cf. L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux ). Ils sont bien là mais parfaitement intégrés à l'histoire. Ils la servent et ne sont pas de simples décors.
Avec ce film, Ang Lee brise deux mythes : celui de l'homo "strass et paillettes", légérement queer, nécessairement drôle, de La cage aux folles et de Pédale douce et celui du cowboy obligatoirement hétéro, insensible et rustre. Provocation? Assurément non. On ne veut parler ici que d'amour et de différence sans aucun militantisme. Nos deux héros vivent loin de la communauté gay. Ils sont isolés, seuls avec leur histoire. Une histoire qui piétine et qui laisse au spectateur une certaine frustration. Rien n'avance parce que rien ne peut avancer. L'Ouest américain est sclérosé dans ses préjugés et son esprit étriqué. Nos deux personnages se retrouvent régulièrement, ressassant l'impossibilité de vivre pleinement leur amour.
On aborde là les principaux problèmes liés à l'homosexualité (alors punie de mort) dans les années 60 : poids du regard des autres, difficulté à comprendre et accepter ce qu'on vit, nécessité de se cacher, envie vaine de changer les choses... On pourrait regretter qu'Ang Lee ne répercute pas les avancées en matière de droit des homosexuels sur la vie de ses tourtereaux. Mais le message est évident. Loin des grandes villes du pays, les mentalités n'ont pas évolués. L'homosexualité reste aujourd'hui encore un tabou profondément ancré ( cf. les romans Les oiseaux de l'hiver, Confort et joie et  Dream boy de Jim Grimsley). Un film qui dérange donc une certaine Amérique. Un film qui fait appel de manière originale au romantisme caractérisé par une passion interdite. Les hétéros ont leur Titanic, les homos ont désormais leur Brokeback Mountain.
Un ami m'a fait remarquer qu'on ne voit toujours les moment de bonheur des deux personnages qu'indirectement : à travers les jumelles de leur patron, le regard de la femme d'un d'entre eux... Un manière de mettre en lumière le rejet de ce bonheur par les autres, pour qui cet amour n'inspire que dégoût voire haine.
L'esthétique du film est particulièrement bien travaillé. On est tantôt tenu à distance, tantôt invité dans un rapport d'intimité avec les personnages. Un foyer d'émotions est ainsi créé, principalement composé de compassion, d'enthousiasme, de tristesse et de frustration.
Seule la première scène d'amour m'a un peu dérangé. Mais le reste du film rattrappe bien cette gêne (qui n'est d'ailleurs que personnelle, d'autres ne l'ont pas ressentie). J'ai trouvé cette scène presqu'animale, trop brutale, maladroite. Elle exprime certainement le sentiment d'agir "contre la nature humaine" des personnages à cet instant de leur histoire. Ils transgressent le schéma du milieu auquel ils appartiennent et découvrent un sentiment nouveau tous les deux en même temps, d'où leur propre gêne lorsqu'ils se réveillent dans les bras l'un de l'autre au matin.
Quant à la fin du film, elle est émouvante et je ne m'y attendais pas. La fin aurait pu être tronquée de cinq minutes. Des minutes qui n'apportent rien au film et au contraire peuvent amoindrir l'émotion sans pour autant la faire disparaître.
par Mathieu publié dans : Cinéma LGBT
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Dimanche 3 décembre 2006

Date de sortie: 11 octobre 2006
Réalisé par Zabou Breitman
Avec Bernard Campan, Charles Berling, Léa Drucker...
On se rappelle encore l’ émotion provoquée par « se souvenir des belles choses » et le regard si tendre et singulier de la réalisatrice, Zabou Breitman, sur le sentiment amoureux… On la suit donc sans hésitation dans ce nouveau long métrage qui nous invite au cœur de la naissance de ce trouble que crée en nous l’amour.
 
Frédéric et Frédérique forment un couple heureux, au sein d’une grande famille heureuse, qui passe des vacances heureuses dans sa maison au milieu de la Drôme. Un univers champêtre et familial qui se trouble soudain quand ils invitent Hugo, leur voisin, à dîner. Celui-ci ne cache pas son homosexualité qui se double d’une vie sans attache amoureuse et nourrie de rencontres d’un soir. Frédéric et Hugo, restés seuls, évoquent leurs vies si différentes dans une longue discussion qui durera jusqu’à l’aube… La relation qu’ils nouent ainsi va transformer ces vacances banales en un moment clé pour eux mais aussi pour ceux qui les entourent…
 
Ce film est réussi tant d’un point de vue diégétique que technique. Cette histoire résonne en nous en mettant en lumière un véritable questionnement sur le couple, la fidélité, la naissance du sentiment amoureux… Zabou Breitman n’a pas choisi un personnage mal dans son couple et dans sa vie. Le film en aurait sûrement été plus convenu. Elle prend le contre-pied de ce topos et nous plonge dans une ambiance décontractée : des vacances en famille dans une maison de campagne… Une série de plans presque poétiques parcourent le film, comme une galerie d’instants délicieux que nous offre la vie : les enfants jouant au ballon au bord de la rivière, une adolescente jouant de la guitare, des parents jouant avec leur enfant… Grâce à tous ces instants, le film sonne vrai, comme dans les moments d’intimité du couple de Frédéric. On notera également d’autres scènes particulièrement riches. Ainsi, une scène tournée dans la cuisine, la caméra au ras du sol nous donne uniquement à voir un ballet de pieds qui se révèle n’être que le déplacement ordinaire des membres de la famille. Ou bien encore, cette magnifique séquence pendant laquelle le spectateur devient un miroir devant lequel chaque personnage défile et dévoile sa personnalité, ses failles, ses forces et ses faiblesses. Le réalisme vient aussi de la diversité des personnages qui composent cette étrange famille : la grand-mère bienveillante qui n’hésite pas à évoquer sa sexualité à mots couverts avec Hugo, la jeune fille au pair mal dans sa peau et vêtue de noir, le pré-ado timide qui cherche à attirer l’attention et se livre à toutes sortes d’expériences pour satisfaire sa curiosité, l’enfant en pleine phase oedipienne qui ne rêve que de tuer son père et de dormir aux côtés de sa mère dans le lit conjugal, etc.
 
Tous ces détails renvoient à cette phrase d’Hugo qui confie à Frédéric que ce qui est formidable dans la magie c’est qu’on ne regarde jamais là où « ça » se passe. C’est exactement ce que fait la réalisatrice. Elle détourne notre regard de « là où ça se passe ».
 
Enfin, comment ne pas parler du traitement du temps dans ce film ? L’histoire est atemporelle et aucun détail temporel ne nous est donnée. De même, aucune indication en ce qui concerne la durée… L’histoire avance mais est morcelé par les images de la soirée que Frédéric et Hugo ont passée à discuter. Cela casse véritablement le déroulement du temps et perd le spectateur dans un espace atemporel. Finalement, peu importe, ce qui reste est bien plus précieux et c’est l’essence de ce film : une exploration atypique de l’amour.
 

par Mathieu publié dans : Cinéma LGBT
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Dimanche 3 décembre 2006

 

Réalisé par Gus Van Sant
Date de sortie : 11 octobre 2006
Année de production : 1985
 
Il aura fallu attendre longtemps pour voir enfin en France le premier long-métrage de Gus Van Sant, tourné en noir et blanc et 16 mm. Le réalisateur appartient aux cinéastes de la « contre-Amérique ». Loin des clichés et de l’American dream, son œuvre s’attache à ceux que la société américaine a perdu sur le bord de la route. Une œuvre également déconcertante car difficile de trouver un lien entre d’une part Will Huntig et A la rencontre de Forrester, d’autre part des œuvres en marge du cinéma américain ordinaire comme Mala Noche et Elephant, ou bien encore des œuvres purement expérimentales comme son remake plan par plan du Psychose d’Hitchcock.. Gus Van Sant surprend et prouve par la diversité de son œuvre l’étendue de son talent.
 
Et pourtant, il n’est pas évident de pénétrer dans Mala Noche. Difficile de se faire une place dans cette Amérique qu’on connaît mal. La technique de tournage en noir et blanc crée une distance que le spectateur doit d’abord dépasser ainsi que les changements de langue puisque les personnages parlent espagnol et anglais. Il est d’ailleurs incontestable qu’il est préférable de voir ce film en version sous-titrée si on ne veut pas lui ôter son authenticité. L’histoire met en scène un jeune patron d’épicerie, d’un milieu modeste, qui a un coup de foudre pour un immigré clandestin qui est encore mineur, Johnny. Celui-ci se refuse à lui mais son meilleur ami, également clandestin, profite de la situation pour avoir une liaison avec l’épicier et en tirer des avantages.
 
Mala Noche, c’est donc l’histoire d’un amour qui ne se vit pas et d’une frustration qui en découle. Mais c’est aussi l’histoire d’amitié d’un trio au sein duquel se nouent des relations complexes et ambiguës.
On y retrouve des thèmes auxquels Gus Van Sant semble profondément attaché : la perdition d’une jeunesse, la marginalisation d’une partie de la société américaine qui ne profite pas de l’ American way of life et évolue dans la pauvreté, la violence et les jeux vidéos. Ces personnages sont des perdants aux yeux de la société mais ils ont au moins gagné la naïveté et l’innocence. Loin du monde, ils poursuivent leur quête du bonheur, à l’image de ces immigrés mexicains qui risquent leur vie en entrant aux Etats-Unis dans l’espoir d’une vie meilleure, et en adoptant une vie au jour le jour, ils s’éloignent de la peur du lendemain et jouissent de l’instant présent. Mala Noche est bien un carpe diem qui s’enracine dans la candeur comme mode d’accès au bonheur.
 
par Mathieu publié dans : Cinéma LGBT
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Dimanche 3 décembre 2006

 

Le 2 décembre 2006, l'association Présence 87 a organisé une réunion d'information dans un bar du centre-ville de Limoges. Le public attendu n'était pas au rendez-vous mais la soirée fut sauvé grâce à la présence enrichissante de quatre membres de l'APGL ( Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens). Nos deux associations se sont donc présentées l'une à l'autre. Les membres ont ensuite discuté dans une ambiance conviviale jusqu'à tard dans la nuit.

Plusieurs projets communs ont été évoqués et le souhait de développer un partenariat sur certains objectifs s'est affirmé...

Cette soirée, tout à fait dans l'esprit de Présence 87, a confirmé la complémentarité qui existe entre les différentes associations LGBT du Limousin et la nécessité de développer des liens entre nous.

par Mathieu publié dans : Présence 87
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Dimanche 3 décembre 2006

 

En Limousin, on estime que 528 patients infectés par le VIH sont suivis dans les hôpitaux. En 2005, 28 personnes ont découvert leur séropositivité. 42% de ces nouveaux cas ont été contaminés par rapports homosexuels.

On constate une recrudescence des pratiques à risque, notamment chez les jeunes. On est loin des ravages de l'épidémie dans les années 80. De plus, la découverte de médicaments permet d'améliorer l'espèrance de vie des séropositifs. Cependant, le SIDA tue encore en France et à l'étranger ( 2,8 millions de personnes en 2005). 150 000 personnes sont porteuses du VIH en France et 5% des séropositifs sont en situation d'échec thérapeutique. La recherche a encore besoin d'être soutenue pour venir à bout du virus.

Présence 87 a donc choisi de s'engager aux côtés de la délégation AIDES Haute-Vienne afin de soutenir la lutte contre le SIDA et de sensibiliser la population. Nous avions donc mis en place un stand le 30 novembre à 20h à la Cité universitaire Camille Guérin où les talentueux membres du théâtre La Balise avaient organisé une soirée de matchs d'improvisation au profit de AIDES. De même, nous étions présent le 1er décembre dans le hall de la gare où des jeunes d'associations de quartiers de Limoges ont réalisé des graffs autour du thème de l'exclusion et des discriminations. Leur travail sera exposé dans le hall de la gare jusqu'au 8 décembre 2006.

par Mathieu publié dans : Présence 87
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